Numéro 28

Comment utiliser les tests a b en emailing pour améliorer vos taux de conversion et affiner vos messages

Comment utiliser les tests a b en emailing pour améliorer vos taux de conversion et affiner vos messages

Comment utiliser les tests a b en emailing pour améliorer vos taux de conversion et affiner vos messages

Vous avez beau écrire des emails “propres”, soigner vos objets et relire trois fois… vos taux d’ouverture et de clics restent mous ? Avant de changer d’outil d’emailing ou de refaire tout votre branding, il y a une méthode bien plus simple (et beaucoup moins chère) : les tests A/B.

Utilisés correctement, les tests A/B en emailing sont un levier redoutable pour :

Dans cet article, on va voir ensemble comment utiliser les tests A/B en emailing pour améliorer vos conversions et affiner vos messages, avec une approche très terrain, adaptée aux TPE/PME et indépendants.

Rappel express : un test A/B, c’est quoi (et à quoi ça sert vraiment) ?

Un test A/B en emailing consiste à envoyer deux versions légèrement différentes d’un même email à deux échantillons de votre liste :

Vous mesurez ensuite l’impact de cette variation sur un indicateur précis :

Le but n’est pas de faire “un peu de test pour tester”, mais de répondre à des questions très concrètes, du type :

Chaque test bien mené vous donne une brique de connaissance sur votre audience. Accumulées, ces briques construisent un système d’emailing qui performe de plus en plus, sans changer de liste ni de budget.

Avant de tester : vérifier que vous êtes au bon niveau de “maturité emailing”

Les tests A/B ne sont pas une baguette magique. Si votre base est mal entretenue ou que vous envoyez un email tous les 3 mois, le problème n’est pas le test, mais le socle.

Avant de vous lancer dans les tests A/B, validez ces prérequis :

Si ces bases ne sont pas en place, commencez par là. Les tests A/B viendront ensuite amplifier les résultats.

Que tester en priorité en emailing ? (et dans quel ordre)

Tout ou presque peut être testé dans un email… mais si vous testez tout en même temps, vous n’apprenez rien.

Voici une hiérarchie simple, à dérouler étape par étape.

Tester d’abord ce qui impacte le taux d’ouverture

Le meilleur email du monde ne sert à rien s’il n’est jamais ouvert. Commencez par optimiser ce qui influence l’ouverture :

1. L’objet de l’email

Exemple concret :

Indicateur suivi : taux d’ouverture.

2. Le pré-header

Ce petit texte qui s’affiche à côté de l’objet dans la boîte de réception. La plupart des TPE/PME le laissent par défaut (“Voir cet email dans votre navigateur…”). Dommage.

Testez :

Indicateur suivi : toujours le taux d’ouverture.

Ensuite, tester ce qui impacte le taux de clic

Une fois que les gens ouvrent vos emails, le sujet devient : comment les amener à cliquer.

3. L’appel à l’action (CTA)

Indicateur suivi : taux de clic (CTR).

4. La structure de l’email

Exemple :

Indicateur suivi : taux de clic sur le lien principal (et, si possible, taux de conversion derrière).

Enfin, tester ce qui impacte la conversion

Une fois le clic optimisé, on s’attaque aux conversions : rendez-vous, demandes de devis, achats…

5. L’angle du message

Indicateur suivi : taux de conversion sur l’action visée (ex : formulaires remplis après clic).

6. L’offre elle-même

Indicateur suivi : taux de conversion (et panier moyen, si applicable).

Ne négligez pas le timing : quand envoyer vos emails ?

Autre levier facile à tester pour les TPE/PME : le moment d’envoi.

Vous pouvez comparer :

Si vous visez des artisans, des professions libérales ou des dirigeants de petites structures, les “créneaux miracles” qu’on lit partout (mardi 10h, par exemple) ne sont pas toujours vrais pour vous. D’où l’intérêt de tester sur votre base, dans votre contexte.

Comment mettre en place un test A/B en pratique (étape par étape)

La plupart des outils d’emailing (Mailerlite, Brevo, Mailchimp, Sarbacane, etc.) proposent le test A/B intégré. La méthode reste la même.

Étape 1 : formuler une hypothèse claire

On évite : “On va voir ce que ça donne.”

On préfère : “Si j’ajoute un bénéfice concret dans l’objet, alors mon taux d’ouverture va augmenter d’au moins 3 points.”

Une bonne hypothèse précise :

Étape 2 : choisir la taille de l’échantillon

Sur une petite base, testez souvent sur 30 à 50 % de la liste :

Sur une base plus conséquente, vous pouvez tester sur 10-20 % de la liste, puis envoyer la version gagnante au reste. L’important est d’avoir au minimum quelques dizaines d’ouvertures/clics par version pour que ce soit un minimum interprétable.

Étape 3 : isoler un seul paramètre à la fois

Ne testez pas tout en même temps.

Exemple à éviter :

Si la version B gagne, vous ne savez pas pourquoi :

Allez-y élément par élément. C’est plus lent sur le papier, mais beaucoup plus efficace pour apprendre.

Étape 4 : définir la durée du test

Sur la plupart des audiences B2B ou B2C, 24 à 48h suffisent pour recueillir la majorité des ouvertures et clics d’une campagne ponctuelle.

Attention tout de même :

Étape 5 : analyser les résultats sans se mentir

Résister au réflexe : “Je préfère personnellement la version B, donc on va dire que c’est elle la gagnante.”

Regardez :

Et surtout : notez le résultat quelque part. Un test qui n’est pas documenté est vite oublié et vous risquez de refaire les mêmes essais dans 6 mois.

Exemples concrets de tests A/B en emailing (cas TPE/PME)

Cas 1 : un cabinet de conseil B2B qui peine à générer des RDV

Problème : emails d’invitation à une session diagnostic envoyés à une liste de dirigeants, très peu de réponses positives.

Test réalisé :

Résultat :

Apprentissage : pour cette cible précise, un message clair, court et orienté bénéfice concret + soutien par la preuve sociale fonctionne beaucoup mieux qu’un ton généraliste et institutionnel.

Cas 2 : un e-commerce qui veut augmenter ses ventes sur une nouvelle gamme

Problème : lancements de produits peu visibles, faible taux de clic sur les emails de lancement.

Test réalisé sur l’objet :

Résultat :

Apprentissage : un objet orienté usage concret (voyage, gain de place) performe mieux qu’un message générique de type “nouvelle collection”.

Les erreurs fréquentes à éviter en test A/B d’emailing

Pour ne pas perdre de temps (et de données), voici les pièges classiques :

Une méthode simple pour enchaîner les tests A/B sans y passer vos journées

Vous n’avez pas le temps de faire de l’A/B testing un métier à plein temps. C’est normal. L’idée est de l’intégrer dans votre routine d’emailing, pas d’en faire un projet parallèle.

Voici une méthode “light” mais efficace :

1. Définir un focus par trimestre

Par exemple :

Sur chaque trimestre, vous faites 3 à 4 tests ciblés au lieu de vous disperser.

2. Préparer à l’avance une petite “banque d’hypothèses”

Par exemple pour le trimestre “taux d’ouverture” :

Vous avez ainsi des idées prêtes à être testées pour chaque campagne, sans devoir réfléchir de zéro.

3. Intégrer le test A/B à chaque campagne récurrente

Newsletters mensuelles, emails d’onboarding, relances, promotions saisonnières… Sur chaque envoi, vous activez un test A/B sur un seul point.

Résultat : au bout d’un trimestre, vous avez 6 à 8 tests réalisés sans avoir ajouté une montagne de travail.

4. Documenter vos résultats dans un tableau très simple

Pas besoin d’un dashboard complexe. Un simple Google Sheet ou Excel fait l’affaire avec ces colonnes :

En 3 mois, vous disposez déjà d’un début de “guide de bonnes pratiques” interne basé sur vos chiffres, pas sur des moyennes de marché.

Check-list prête à l’emploi pour vos prochains tests A/B emailing

Avant d’envoyer votre prochaine campagne, vous pouvez utiliser cette check-list :

Appliquée systématiquement, cette démarche vous permet de faire évoluer vos emails d’un simple “envoi d’info” à un véritable canal d’acquisition et de conversion optimisé.

Vous n’avez pas besoin d’envoyer plus. Vous avez surtout besoin d’envoyer mieux, en vous appuyant sur les chiffres plutôt que sur les intuitions. Les tests A/B sont l’outil le plus simple pour y arriver, même avec une petite base et peu de temps.

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